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Le Lucas Museum : l'écrin onirique d'un monde féérique

Le Lucas Museum : l'écrin onirique d'un monde féérique
Cette image d'art rupestre est l'une des 1300 oeuvres du Lucas Museum of Narrative Art inauguré le 22 septembre 2026 à Los Angeles par George Lucas. Un des artefacts de la collection du cinéaste, une collection sertie dans un écrin imaginé par l'architecte chinois Ma Yansong. ©Courtesy Lucas Museum of Narrative Art.
Texte & photos (sauf mention) : Gabriel Joseph-Dezaize
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Le musée d'art narratif du cinéaste George Lucas inauguré le 22 septembre 2026 à Los Angeles contient quelque 1300 œuvres puisées dans son immense collection. Il fallait un écrin exceptionnel pour abriter l'univers qui façonné son imaginaire. L'architecte chinois Ma Yansong a transformé son rêve en réalité.
Ma Yansong, architecte designer du Lucas Museum of Narrative Art, photographié lors de l'ouverture du musée au public le 22 septembre 2026. ©Gabriel Joseph-Dezaize
Le Lucas Museum of Narrative Art est situé au sein d'Exposition Park, à Los Angeles, à proximité du Los Angeles Memorial Coliseum : ce stade accueillera des épreuves d'athlétisme lors des JO de 2028. Cette maquette présentée au musée montre la vision organique de l'architecture du designer Ma Yansong... ©Gabriel Joseph-Dezaize

Sans la vision de l'architecte chinois Ma Yansong, le Lucas Museum of Narrative Art qui a ouvert ses portes au public à Los Angeles le 22 septembre 2026, n'aurait sûrement jamais vu le jour. Ou, en tout cas, pas sous cette forme là. Une forme organique indescriptible qui joue avec son environnement en s'y insérant sans jamais l'agresser. Ma Yansong aborde en effet l’architecture à travers ses liens avec la culture, la société et la nature. Son obsession est de concevoir des espaces qui relient l’environnement, la communauté et l’individu. Depuis plus de deux décennies, son cabinet MAD - qui n'a de fou que le nom - poursuit une architecture qui allie une forme expressive à des recherches spatiales, cherchant à répondre aux besoins émotionnels et spirituels de la vie urbaine. L’Opéra de Harbin, la salle de concert de l’Orchestre philharmonique de Chine, la crèche YueCheng Courtyard, la gare de Jiaxing, le Parc des sports de Quzhou, le Musée des sciences de Hainan, le Tengyun, la place culturelle de la baie de Shenzhen et le centre culturel et artistique d’Anji en Chine ? C'est lui ! Etrange boulimie créative pour ce génie qui à créé son cabinet en 2004. Et qui, après avoir été prophète en son pays, est à la conquête de la planète... Les Absolute Towers au Canada, les résidences Unic en France, le Tunnel de lumière au Japon et – désormais depuis 2026 – le Lucas Museum of Narrative Art aux Etats-Unis, c'est encore lui. Et la liste n'est pas exhaustive.
Dans la vision de Ma Yansong, l'architecture ne se résume pas à un espace physique : elle doit refléter un lien entre les individus, les villes et la nature. Sous sa direction, MAD a acquis une reconnaissance internationale grâce à son langage architectural fluide et organique. Son travail s'étend également aux expositions, à l'édition, au design de produits et aux arts, croisant les disciplines et repoussant les limites de la réflexion architecturale. Ses trois piliers ? L'architecture, le design et l'art.

Architecture, design et art : les trois piliers de l'essence créative du cabinet MAD. ©Cabinet MAD. Capture d'écran.

MAD explore ainsi notamment le rôle de l’architecture dans la culture contemporaine à travers des expositions, des publications et des œuvres d’art, notamment avec le projet « MAD X » qui s’est tenu au Centre Pompidou, à Paris, d’avril 2019 à avril 2020. Une exposition qui a fait l'objet d'un livre publié aux éditions HYX. Pourquoi avoir intitulé cette scénographie « MAD X » ? Parce que, si le chiffre romain « X » symbolisait alors les dix projets emblématiques de l'agence, il revêt aussi intrinsèquement pour Ma Yansong, une tout autre signification : l'inconnu et une passion pour l'exploration de nouveaux territoires. Un questionnement perpétuel pour l'architecte qui se demande ainsi : comment imaginer la ville du futur ? Dans son travail, le cabinet MAD qu'il a fondé s'efforce toujours de chercher à créer un équilibre entre l'être humain, la ville et l'environnement, en portant une attention particulière aux besoins spirituels et émotionnels des habitants, et à leur connexion avec la nature.
À Los Angeles, avec la naissance du Lucas Museum of Narrative Art, force est de reconnaître que cette mission est largement accomplie. Il faut imaginer que le vaisseau muséal qu'il a imaginé et qui est sorti de terre est né d'une simple esquisse : celle d'un nuage. Lorsque, après avoir visité le site qui pourrait héberger le futur musée, il a présenté ce dessin surgi d'une fugace observation des lieux à George Lucas, ce dernier lui aurait simplement dit : « Faisons-le ». On n'aurait pas fait mieux et si vite pour convaincre le maître du 7è art nourri par le monde des images...
Lors de l'inauguration du Lucas Museum of Narrative Art, nous avons navigué avec délice dans ce bâtiment - pardons - ce nuage. Un nuage dont nous avons tout autant admiré les oeuvres qu'il hébergeait que les courbes fluides se son architecture offertes à notre regard. Alors, en voici quelques volutes...

À Los Angeles, le Lucas Museum of Narrative Art souhaité par le père de Star Wars a surgi de cette esquisse de l'architecte designer Ma Yansong. ©Gabriel Joseph-Dezaize
Le musée dans son écrin végétal à Exposition Park à Los Angeles. ©Courtesy Lucas Museum of Narrative Art. Photo : Hufton Crow
Depuis le dernier étage du musée on peut admirer la nature environnante et, au loin, les gratte-ciel de Downtown Los Angeles... ©Gabriel Joseph-Dezaize

Cet article, réalisé dans le cadre d’un reportage pour le magazine Grands Reportages, a bénéficié du soutien de Los Angeles Tourism (discoverlosangels.com) et de Air Tahiti Nui (fr.airtahitinui.com).